QUELQUES MOTS D'HISTOIRE pour débuter

QUELQUES MOTS D'HISTOIRE pour débuter
A l'origine, la Corse, la Sardaigne et la Provence, forment un seul ensemble géologique.

C'est pour cette raison, que tu peux observer des similitudes entre la Corse et le mont Estérel qui se trouve en Provence.

Un phénomène de rift (l'effondrement d'une partie de l'écorce terrestre) se produisit 21 millions d'années avant JC et le bloc corse et sarde se détacha du continent, il dériva dans la Méditerranée.
La faille s'élargit, la Corse et la Sardaigne pivotèrent d'un angle de 30 degrés en sens inverse des aiguilles d'une montre, pour atteindre sa position actuelle, 2,5 millions d'années plus tard.

5,5 millions d'années avant JC, il y eut une crise de salinité, la méditerranée contenant plus de sel, le détroit de Gibraltar se ferma et la Méditerranée s'assécha pendant 500 000 ans. Il ne subsista que des lacs salés alimentés par des fleuves.

Le détroit de Gilbratar s'ouvrit à nouveau, La communication avec l'Atlantique reprit et la Corse redevint insulaire.

Au Quaternaire, il y eut quatre glaciations successives, et le niveau marin baissa, ainsi, la Corse fut reliée à la Toscane (Italie) par le pont tyrrhénien (la Tyrrhénide était un continent aujourd'hui disparu qui occupait le centre de la Méditerranée actuelle). Il y a un million d'années, des espèces animales colonisent la Corse par ce pont.

Vers 600 000 ans av JC, le niveau marin remonta, la Corse se sépara définitivement du continent par suite de la disparition du pont tyrrhénien sous les eaux de la méditerranée, qui la reliait au nord de la Péninsule italique.

Et enfin la Corse fut une île ! personne ne put s'en réjouir, parce qu'il n'y avait pas d'habitants en Corse, ni sur terre en ces temps là.

Ainsi commence l'histoire

L'histoire d'une île, l'histoire d'une terre, a terra corsa, terra nostra.
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# Posté le vendredi 13 juin 2008 04:36

QUELQUES MOTS D'HISTOIRE : LES PREMIERS GRANDS HOMMES INFLUENT

QUELQUES MOTS D'HISTOIRE : LES PREMIERS GRANDS HOMMES INFLUENT
Pasquale de Paoli

Au coeur de la Castagniccia, dans le petit village de Morosaglia se trouve le musée Pasquale Paoli.

C'est dans la maison natale du "Père de la patrie" que s'est installé le musée... Né en 1725, fils de ministre du Roi Théodore, parti à Naples faire ses études, roué aux affaires politiques, il rentre en Corse en 1755 pour se porter candidat à la magistrature suprême.

Élu en juillet de la même année, proclamé "Général de la Nation", il décrète la Corse indépendante, prône la démocratie, instaure une constitution qui reconnaît la souveraineté du peuple corse et la séparation des pouvoirs, il fonde l'Ile Rousse pour s'affranchir de l'emprise Génoise sur les grands ports corses, réforme la justice en instituant des tribunaux réguliers, fonde une Université à Corte qu'il choisit pour capitale...

En 1764, il contrôle presque l'intégralité du territoire... Mais en 1769, la défaite de Ponte-Nuovo l'oblige à s'exiler. Un exil de 21 ans qui se termine par son retour triomphal sur l'Ile de Beauté en 1790. La mort de Louis XVI anéantit ses espoirs d'une Corse indépendante...

Accusé d'être un contre révolutionnaire, il riposte en armant villes et villages et occupe Bonifacio. Déclaré "traitre à la République", il en appelle aux anglais. La consulte de Corte approuve le nouveau royaume anglo-corse... qui ne durera que 2 ans !

De nouveau contraint à quitter la Corse, il meurt loin de son île en février 1807...
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# Posté le vendredi 13 juin 2008 04:47

ghuvani NICOLI

ghuvani NICOLI
Né à San Gavino di Carbini (corse du sud) le 1 septembre 1899, Jean Nicoli appartient à une famille de modestes commerçants.

Après avoir fréquenté l'école primaire dans son village et le cours complémentaire de Levie, il passe en 1916 le brevet élémentaire et est admis l'année suivante à l'Ecole normale d'Ajaccio où il passera deux années.

Mobilisé au 7e Génie à Avignon, il peut cependant passer son brevet supérieur et réintégrer, dès 1920, l'Ecole normale.
L'année suivante, il obtient son premier poste d'instituteur à Sorio, puis à Sainte- Lucie de Porto Vecchio entre 1922 et 1923.

En 1923, il part pour le Sénégal, où il restera jusqu'en 1935.

Il enseigne à Bamako, où il devient directeur d'école.

Tout. au long de cette période, il s'intéresse de près aux problèmes psychologiques et pédagogiques.

Il laisse de nombreuses notes à ce sujet et publie même, quelques années plus tard, un livre, "l'Ecole et la Nation", qui définit la méthode pédagogique que l'on doit, selon lui, adapter aux conditions socio-culturelles des enfants de couleur.

Au cours de l'été 1935, il revient en Corse, mais il n'y reste que quelques mois, car il est nommé à Paris.
C'est alors qu'il adhère au parti socialiste.
En 1936, il est de retour dans son île natale, où il va exercer le poste de directeur d'école à Propriano, puis à Olmeto.
Journaliste occasionnel, il publie de nombreux articles sur la nécessité de réorganiser l'enseignement et s'insurge contre les prétentions territoriales du régime fasciste. Il écrit à ce propos dans un quotidien insulaire: « Italien est un mot magique qui réveille toutes les énergies, qui soude toutes les parties, qui unit toutes les haines... »

Lorsque la guerre éclate, en septembre 1939, Jean Nicoli est mobilisé dans le Génie, puis on l'envoie à Rodez, où il est démobilisé à partir du mois de juin 1940.
Revenu à Casalabriva, il se livre à des actions de propagande antipétainiste : il sillonne le Sartenais et prend des contacts avec ceux qui, comme lui, veulent poursuivre la lutte et résister à l'occupant. Dès cette époque, il parvient à regrouper un certain nombre de patriotes et c'est à son neveu, Don Jacques Martinetti, qu'il confie la responsabilité des partisans de San Gavino.

Trois jours après l'arrivée des troupes italiennes en Corse, Jean Nicoli est contacté par Nonce Benielli, l'un des dirigeants du Front National, et il entre dans la clandestinité.
Quelques semaines plus tard, il accompagne Arthur Giovoni à Marseille, et c'est à cette époque qu'il adhère au parti communiste.

En février 1943, il fait partie du groupe qui accueille le sous-marin Casabianca dans la baie d'Avone. Jean Nicoli et André Giusti partent ce jour-là avec une camionnette à double fond et parviennent à livrer aux partisans de Sainte-Marie-Siche et Petreto- Bicchisano un important stock d'armes.

A la mort du cheminot Louis Frediani, abattu par une sentinelle italienne, c'est lui qui, accompagné de Joseph Pancrazi, a la délicate mission d'annoncer la nouvelle à la veuve, et de lui remettre, au nom de la résistance corse, un secours financier. Le lendemain, il fait partie du cortège de deux mille personnes qui accompagne la dépouille mortelle de Frediani jusqu'à sa dernière demeure.

Au début du mois de juin, il accueille une nouvelle fois le Casabianca, dans la propriété de Dominique Poli, à Solenzara. Le 18 juin, au lendemain de la fusillade de la Brasserie Nouvelle à Ajaccio, Nicoli vient se recueillir sur la dépouille de André Giusti, et rend une ultime visite à Jules Mondoloni, qui succombera quelque temps plus tard de ses blessures.

Neuf jours après, le 27 juin 1943, à la suite d'une série de trahisons, Jean Nicoli est arrêté par les agents de l'OVRA, dans la demeure de Jacques Bonafedi (rue solferino à ajaccio), chez lequel il étudie, en compagnie de Jérôme Santarelli, la carte de la région des Agriates où le Casabianca doit livrer des armes, dans les tout premiers jours de juillet. L'ultime tentative qu'effectue Pascal Nicolai pour les prévenir sera vaine. Seuls quelques documents d'importance peuvent être sauvés. Les trois hommes sont transférés à la caserne Battesti d'Ajaccio où ils resteront deux mois avant d'être conduits à Bastia par camion.

Leur procès s'ouvre le 28 août 1943. Condamné à mort, Jean Nicoli refuse d'être fusillé dans le dos (comme le précisait sa condamnation) il dit à ses bourreaux :"Vous n'avez pas le courage de me regarder dans les yeux... Vous êtes des lâches !", il est alors sauvagement frappé à coups de crosse, et décapité à coups de poignard.

Jean Nicoli a écrit à ses enfants le 30 août, vers trois heures du matin, juste avant que ses « bourreaux » (les Chemises noires), ne viennent le chercher pour l'assassiner sauvagement. Francette, sa fille a pieusement conservé cette lettre griffonnée à la hâte sur l'emballage d'un paquet de « bleues » (des cigarettes).

« A mes enfants, Tout à l'heure je partirai. Si vous saviez comme je suis calme, presque heureux de mourir pour la Corse et pour le parti. Ne pleurez-pas, souriez-moi. Soyez fier de votre papa. Il sait que vous pouvez l'être, la tète de Maure et la fleur rouge, c'est le seul deuil que je vous demande. Au seuil de la tombe, je vous dis que la seule idée qui, sur notre pauvre terre, me semble belle, c'est l'idée communiste.

Je meurs pour notre Corse et pour mon Parti ».





Un an plus tard, quand sa dépouille sera transfèré à San Gavino, sa tête était à ses pieds.


Le sixième anniversaire de la mort de Jean Nicoli,
devant le monument qui lui est dédié, à l'entrée du village de San Gavino di Carbini.



Conçu comme un Voceru, déploration traditionnelle venue du tréfonds de l'âme corse, ce chant évoque de manière émouvante les derniers instants du martyr de la Résistance, :
« Vous porterez pour tout deuil un ½illet rouge et la tête de Maure; je meurs pour notre Corse et pour mon parti. »


0 cum'è tù cunniscie

Le bellezze di lu core

Prima di piglià le vie

Chi ti purtonu da more

Quandu chi le negre spie

Lentonu lu so furore


A cità n'era durmente

è le case insunnulite

Quandu à quellu muru arrente

S'apriinu le to ferite

L'anima turnô dulente

è le lacrime salite.


Quale sà cum'ellu fece

Lu boia quella matina

à imponeli la so legge

Cù la so manu assassina

Ma à tè n'ùn pobbe regge

For di metteti in ruvina.
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# Posté le vendredi 13 juin 2008 05:08

dumenicu lucchini (dettu "ribellu " )

dumenicu lucchini (dettu "ribellu " )
Dumenicu Ribellu s'est éteint un 9 septembre, jour anniversaire du déclenchement du mouvement insurectionnel qui allait faire de la Corse " le 1er département de France libéré du joug fasciste et nazi". Homme d'honneur et de valeur, il laissera un grand vide dans la mémoire collective de notre peuple, symbôlisant un esprit de résistance qui faisait l'admiration de tous.

Tù dumenicu
(Ghj.P. Poletti/M. Lamioni)

D'ottobre in zerubia a luna hè cusì bella
È u ventu in furesta viulineghja in li pini
A notte di vaghjime aspetta un'antra stella
Da i Martini à Siò marchjanu clandestini

E tù Dumenicu, ribellu di cugnome
Chì ùn vulia mai dorme

E vostre le vittorie eranu silenzione
A gloria a sai bè, ùn canta chè u ghjornu
Quantu funu i cumpagni di 'sse mosse furiose
Chì partianu fieri senza pregà ritornu

E tù Dumenicu, ribellu di cugnome
Chì ùn vulia mai dorme

È oghje senti di chì ogni passatu hè mortu
Chì li fiori s'annoianu nantu à e tombe vechje
Chì hè megliu à ùn circà quale chì avia tortu
S'imbrutta la memoria in certe bocche techje

E tù Dumenicu, ribellu di cugnome
Chì ùn vulia mai dorme

Oghje nantu à 'ssi chjassi pascenu i muntoni
Di quandu in quandu i neri intisgianu i bianchi
Chì dicerianu avà Giusti è Mondoloni
È tutti i to fratelli cù i sò fucili stanchi

E tù Dumenicu, ribellu di cugnome
Chì ùn vulia mai dorme

D'ottobre in Zerubia a luna hè cusì bella
È u ventu in furesta viulineghja in li pini
A notte di vaghjime aspetta un'antra stella
Da i Martini à Siò marchjanu clandestini

Tù dumenicu
Ribellu di cugnome chì ùn vulia mai dorme








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# Posté le vendredi 13 juin 2008 08:48

Piobetta (Piupeta) u paese di u mo babbone MAURIZI Paulu Maria

Piobetta (Piupeta) u paese di u mo babbone MAURIZI Paulu Maria
Piobetta (Piupeta)
30 hab., 481 ha dont 200 de bois, commune de Haute-Corse dans le canton d'Orezza-Alesani, 9 km au SE de Piedicroce dans le haut bassin de l'Alesani, à 800 m; le finage monte à 1 731 m au Callerucciu.
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# Posté le vendredi 13 juin 2008 08:54